Des factions irakiennes pro-iraniennes et des forces politiques envisagent le retrait de confiance à «Al-Kazimi»

Des sources irakiennes ont rapporté que des factions armées pro-iraniennes et des alliés politiques ont pris la décision de retirer la confiance au premier ministre Moustafa Al-Kazimi, en reportant les prochaines élections jusqu’à nouvel ordre.

Les sources ont expliqué, selon le journal « Asharq al-Awsat», que les résultats de la rencontre du président américain, Joe Biden, et Al-Kazimi n’étaient pas satisfaisants pour les factions qui voulaient poursuivre la confrontation entre le gouvernement et les intérêts américains, en ajoutant qu’elles cherchent toujours l’escalade.

Il est à indiquer que la rencontre d’Al-Kazimi avec Biden à la Maison-Blanche a abouti à un accord pour «mettre un terme aux missions de combat d’ici fin de cette année», sans mentionner si cela sera accompagné par mettre fin à la présence américaine dans le pays, principale revendication des factions armées, avec le soutien et sous pression constante de Téhéran.

Akram al-Kaabi, secrétaire du mouvement Al-Nujaba, l’une des factions chiites armées, a indiqué dans une interview télévisée que ce qu’il a appelé la résistance poursuivra ses attaques contre les Américains, indépendamment de leurs appellations, de combat ou d’entraînement.

Les sources ont aussi ajouté que «les dirigeants de ces factions ont établi des accords urgents avec des acteurs politiques alliés, sunnites et chiites, pour se mettre d’accord sur des mécanismes permettant de retirer la confiance à Al-Kazimi», tandis qu’un conseiller politique a nié «l’existence d’un accord entre les dirigeants des principaux partis afin de retirer la confiance à Al-Kazimi, mais les élections et leur date sont une question complètement séparée et soumise à de nombreuses variables, puisque tout le monde croit toujours à la date annoncée des élections en octobre»

Cependant, un dirigeant éminent d’un parti a rapporté, selon la même source,  que «les mécanismes de retrait de confiance à Al-Kazimi dépendent du fait de le mettre dans une situation embarrassante en reportant les élections. Ils cherchent de l’affaiblir afin de lui assigner le coup de grâce».

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