Fondée par « Qassem Soleimani » : une milice azérie s’implique dans la crise entre Téhéran et Bakou

Le nom de la milice azérie « Husayniyun» (Husseinites) a été évoqué à maintes reprises au début de l’explosion du différend entre Bakou et Téhéran, précisément  après avoir envoyé des menaces à l’ambassade d’Israël dans la capitale de l’Azerbaïdjan.

La milice fondée par l’ancien commandant de la Force iranienne Al-Qods, « Qassem Soleimani, qui a été tué l’an dernier près de l’aéroport de Bagdad dans une frappe aérienne américaine, se fait appeler le « Mouvement islamique d’Azerbaïdjan », inspiré en fait des slogans des Gardiens de la révolution iraniens, à l’instar du reste des milices sectaires soutenues par l’Iran dans la région.

Le nom de la milice a été évoqué régulièrement après que l’ambassade d’Israël à Bakou a mis en garde ses citoyens en Azerbaïdjan, affirmant avoir reçu des menaces de la part de la milice, selon des rapports de sites web et des pages d’actualités.

Les raisons derrière le comportement de la milice sont la protestation de Téhéran contre les relations entre l’Azerbaïdjan et Israël, où l’Iran tente de jouer sur la corde sectaire des chiites parmi les habitants de la République d’Azerbaïdjan. Et la création de la milice « Husayniyun » est intervenue pour préparer le terrain afin d’influencer sur la rue azérie en cas de détérioration des relations iraniennes avec la République d’Azerbaïdjan et aussi pour une confrontation contre une éventuelle présence israélienne sur le territoire de l’Azerbaïdjan, si nécessaire.

La structure de la milice naissante est peu connue, à l’exception par son fondateur « Tawhid Ibrahim Begli », connu comme l’un des critiques les plus féroces au régime du président azerbaïdjanais « Ilham Aliyev ». En 2016, il a annoncé l’existence de la milice devant 14 étudiants en sciences religieuses de la République d’Azerbaïdjan qui étudiaient dans les séminaires de Qom et de Mechhed.

« Begli » a indiqué à l’époque qu’il avait l’intention de créer la « Brigade « Husayniyun » ou « Huseynçilar » en turc azéri, affirmant que l’objectif était de participer à la guerre contre l’organisation de l’« Etat islamique » « ISIS » en Syrie, mais comme le reste des milices soutenues par l’Iran sur le sol syrien, comme les Afghans (Fatemiyoun), les Pakistanais (Zainabiyoun), les Libanais (Hezbollah) et les Irakiens (Kataeb Hezbollah et Harakat al-Nujaba), on n’a pas enregistré des combats contre l’organisation autant qu’elle existait pour soutenir le régime de Bachar al-Assad et protéger les intérêts iraniens.

Le plan de Begli, qu’il a annoncé, a été rapidement mis en œuvre, en envoyant des étudiants de Qom, après une journée d’entraînement uniquement en Syrie, pour rejoindre une unité militaire iranienne stable près de la capitale syrienne, Damas, en ajoutant que leurs missions après la Syrie seraient de combattre en Azerbaïdjan.

Des sources azéries ont affirmé que Qassem Soleimani était celui qui a trouvé le nom « Mouvement de résistance islamique d’Azerbaïdjan » en les appelant « Husayniyun », en se basant sur des photos ayant réuni Soleimani et le chef du Husayniyuni « Tawhid Ibrahim Begli ».

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