Le « Hezbollah » menace le juge d’instruction dans l’affaire de l’explosion de Beyrouth, et la justice réagit

Le procureur général, le juge Ghassan Oueidat, a demandé à l’enquêteur judiciaire dans le crime d’explosion du port de Beyrouth, le juge Tarek Bitar, de préparer un rapport à propos d’un message de menace verbale qu’il a reçu à travers un intermédiaire de la part du chef de l’entité de liaison et de coordination du Hezbollah, Wafiq Safa.

Cela est survenu, après la révélation d’un journaliste libanais dans une publication sur son compte Twitter cet après-midi, mardi, que le « Hezbollah » avait envoyé un message de menace au juge « Tarek Bitar », le menaçant de : « le destituer de son poste, s’il continue à dépasser ses limites ».

Dès que le journaliste Edmond Sassine a écrit son tweet, l’un des journalistes pro-Hezbollah a commenté la publication pour que le premier réponde en insistant qu’il est certain de ses informations, en affirmant que le responsable de l’entité de liaison et de coordination appartenant au Hezbollah, Wafiq Safa, avait contacté le juge en le menaçant de le limoger de son poste s’il continue ses procédures.

Il est à souligner que « Bitar » a émis il y a quelques jours un mandat d’arrêt par contumace contre l’ancien ministre des Travaux publics et des Transports, « Youssef Fenianos », après avoir refusé de se présenter pour l’interroger, alors qu’il avait été dûment informé de la date du procès.

Il a également demandé d’interroger l’ancien chef du gouvernement, « Hassan Diab », d’autant plus qu’il a demandé au Parlement de lever l’immunité de 3 députés qui occupaient auparavant des postes ministériels : Ali Hassan Khalil (Finances), Ghazi Zeaiter (Travaux), deux parmi les alliés du Hezbollah, ainsi que Nouhad Machnouk (Intérieur), en préparation d’intenter une action en justice contre eux et des les poursuivre en justice.

En outre, il a demandé au barreau de Tripoli de lui accorder l’autorisation de poursuivre «Fenianos » et au ministre de l’Intérieur de lui accorder l’autorisation d’intenter une action en justice contre le directeur général de la sécurité publique, le général « Abbas Ibrahim », qui est proche du parti.

Les observateurs estiment que ces demandes ont agacé le « Hezbollah », notamment qu’elles ont touché ses alliés et ses proches. Cela a poussé le chef du parti, « Hassan Nasrallah », il y a quelques semaines, à remettre en question la crédibilité des enquêtes.

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