Les civils à Gaza, victimes de la machine de guerre et des intérêts politiques

Les citoyens de la Bande de Gaza sont hantés par le ressentiment et l’extrême mécontentement, à cause du mouvement Hamas et de sa branche armée, les Brigades al-Qassam qui ont poussé la Bande dans une guerre avec Israël, détruisant les personnes et les bâtiments et enfonçant les citoyens dans de nouvelles crises plus complexes et plus vastes. Et cela se fait en l’absence de toute solution urgente pour les centaines de familles sans-abri qui souffrent de la faim et des maladies qui se propagent parmi elles, notamment de l’épidémie de Coronavirus qui touchent les habitants à grande échelle à l’intérieur de la Bande de Gaza.

Près de 38.000 familles sont actuellement dans les écoles de l’Agence de secours de l’UNRWA, dont les quartiers et les zones résidentielles ont été bombardés en causant des destructions massives, ce qui les a poussées à quitter leurs maisons et à se réfugier dans ces écoles en tant qu’abri alternatif et temporaire, afin que les Gazaouis entrent dans un nouveau chapitre parmi ceux de douleur et de souffrance, après le refus de l’administration de l’UNRWA de leur fournir les aides humanitaires à l’intérieur de ces écoles.

En outre, le fait d’entraîner la Bande dans la guerre a mis fin à de nombreux projets humanitaires et économiques entrepris par des pays arabes et européens, surtout des projets d’infrastructure que les pays arabes avaient l’intention de mettre en œuvre au cours de la période actuelle, mais l’escalade a empêché la possibilité de les mettre en œuvre plus tard.

Sur le plan politique, les observateurs voient que cela fait partie du plan de l’axe iranien, car il est le seul bénéficiaire de ce qui se passe dans les territoires palestiniens, tandis que le prix des agendas politiques est payé par les civils qui sont sans-abri et qui passent leur nuit sans ni nourriture ni boire.

Le citoyen Abou Yazan (46) ans s’est réfugié dans l’une des écoles de l’UNRWA à l’ouest de la ville de Gaza, après que sa maison dans le quartier de Shuja’iyya, à l’est de la ville de Gaza, a été détruite par des avions de combat israéliens.13 enfants et femmes étaient membres de la famille du déplacé Abou Yazan, depuis que son domicile a été détruit par les avions jeudi soir dernier, et il vit sans les moindres nécessités de vie dans l’une des salles de classe de l’école.

Abou Yazan a indiqué dans un entretien avec «l’Observatoire MENA»: La situation dans laquelle des centaines de familles et moi-même vivons à l’école est déplorable, et l’endroit n’est pas adapté à la vie humaine. En tant que citoyens sans défense, nous souffrons toujours des effets de la guerre israélienne contre Gaza en été de 2014, et nous somme incapables de supporter une nouvelle guerre dévastatrice.

Il a ajouté que les conditions de vie des citoyens déplacés à l’intérieur des écoles diffèrent de celles auxquelles « nous avons été exposés lors des guerres précédentes. Nous passons des jours sans voir aucune institution humanitaire ou de secours venir vers nous pour nous fournir le soutien nécessaire en termes de vêtements, de nourriture. Même au niveau des comités populaires du Hamas, ils n’ont pas essayé de voir leurs besoins afin de les soutenir ».

Quant au citoyen Abou Kayed (59) ans, déplacé vers cette école, il a exprimé son profond mécontentement face aux conditions dans lesquelles il vit à l’intérieur de l’école, soulignant que le Hamas, avec sa politique, rendra les citoyens de Gaza sans-abri durant toute leur vie. De temps en temps, le Hamas insiste pour confronter Israël sans se soucier des conditions de vie des Gazaouis. Il a expliqué dans son entretien avec «l’Observatoire MENA»: que les nombreux avions qui ont rasé les maisons au sol nous a fait perdre les besoins les plus élémentaires, et nous étions sans électricité ni eau, et personne ne nous a rien offert.

Le citoyen a appelé les dirigeants politiques et militaires du Hamas à arrêter rapidement l’opération militaire avant qu’il ne soit trop tard, puisque le nombre de personnes déplacées augmente chaque jour à la lumière du ciblage continu par Israël des quartiers résidentiels dans les zones frontalières de la Bande de Gaza, mettant en garde que la grande concentration des personnes déplacées va encore propager les maladies et l’épidémie, comme cela s’est produit lors des époques précédentes. Surtout l’épidémie de Coronavirus qui se propage d’une manière très étendue.

Dans ce contexte, l’écrivain et analyste politique de Gaza (K_Z) a indiqué que le Hamas profite des guerres qui touchent Gaza de temps en temps, afin d’augmenter le généreux soutien financier et militaire qui lui apporte l’Iran. Ce dernier est également considéré comme un bénéficiaire dans les médias et dans ses négociations sur le dossier nucléaire.

Il a ajouté dans sa déclaration à «l’Observatoire MENA»: l’Iran cherche par tous les moyens à travers ses axes à servir ses agendas tandis que les enfants, les femmes et les innocents en paient le prix.

L’analyste politique a poursuivi que le Hamas devrait faire avancer l’intérêt de son peuple avant son propre intérêt, car dans toutes les guerres, le citoyen de Gaza est celui qui subit les pertes. Parce que celui dont sa maison est détruite ou il a perdu l’un des membres de sa famille, il le restera tout au long de sa vie, et les propriétaires des structures industrielles et commerciales qui ont perdu leurs intérêts, ils vont entrer parmi les listes des pauvres et des chômeurs, comme les autres.

Il a expliqué que l’Iran avait réussi à détruire de nombreux peuples arabes en soutenant les dirigeants de ces peuples pour qu’ils s’affrontent avec d’autres pays, et le meilleur exemple est celui du Yémen à cause de la rébellion des groupes Houthis soutenus par l’Iran contre les Yéménites et le gouvernement saoudien, pour créer une situation d’instabilité dans la région. Et le voilà il répète le même scénario avec le Hamas, en le poussant à entrer dans une escalade avec Gaza, dans le but de faire oublier les discussions de Vienne relatives à l’accord sur le programme nucléaire.

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