Les détails de la tentative de coup d’État en France

Le journal français « Le Parisien » a levé le voile sur une tentative d’un coup d’Etat complotée par « Rémy Daillet », connu dans les milieux d’extrême droite. Ce complot comprenait des anciens officiers de police, de gendarmerie et de l’armée, en expliquant qu’il formait un gang dont l’intention était de mener de violentes attaques visant de nombreuses installations, tels que les centres de vaccination et les poteaux de réseaux de cinquième génération de la téléphonie portable.

Il a ajouté, selon des sources bien informées, que le gang prévoyait d’utiliser des boucliers de police et des explosifs pour s’emparer du palais de l’Elysée et d’autres bâtiments gouvernementaux, en indiquant que le nombre de personnes arrêtées dans cette affaire est de 14, toutes appartenant à l’extrême droite.

Le journal français « Le Parisien » a dévoilé une tentative d’un coup d’Etat contre le gouvernement et le président Emmanuel Macron, dans une opération connue symboliquement sous le nom d’« Azur », en ajoutant dans un rapport que l’ancien député du Parti du mouvement démocrate, Rémy Daillet, « préparait un coup d’État contre l’Élysée avec l’aide d’un large réseau composé d’officiers de police, de gendarmerie et de l’armée, y compris certains qui sont encore en service ».

Il est à noter que Daillet, 54 ans, est connu comme une figure d’extrême droite célèbre pour avoir lancé des théories du complot, et il a déjà été expulsé du Parti du mouvement démocratique centriste ».

« Le Parisien » a expliqué que le plan de Daillet « était ambitieux et insensé, et portait sur le contrôle de l’Elysée et l’établissement d’une nouvelle autorité du peuple », en poursuivant que ce « coup d’Etat » a été symboliquement appelé l’« Opération Azur ». Et il a rapporté selon l’un des proches de Daillet – au journal – de son endroit de détention : « Le plan secret était la dernière opération qui consistait à mobiliser le plus grand nombre possible de manifestants, puis renverser le gouvernement et les structures de l’Etat.

Il a indiqué, par ailleurs, que « lors des enquêtes, les officiers du département des enquêtes ont découvert que Daillet avait formé un (groupe terroriste) avec un large réseau dans tout le pays ».

Le réseau révélé par le journal serait composé de nombreux officiers de police, de gendarmerie et de l’armée en activité et à la retraite, dont certains se trouvent à l’étranger, et parmi eux se trouve un lieutenant-colonel à la retraite nommé de Christoph M. (63 ans), titulaire de l’Ordre du Mérite français, travaillant comme secrétaire de l’aile militaire du mouvement, et les enquêteurs ont identifié au moins 36 capitaines, chacun responsable de sa région. Et le 19 octobre, Daillet – emprisonné pendant des mois pour des accusations de planification d’enlèvement d’une fille, en détention provisoire pour « planification d’opérations d’un coup d’État et d’autres actes de violence ».

Dans le même contexte, les autorités judiciaires françaises ont accusé 12 personnes dans le cadre de l’affaire du complot du coup d’État, mais d’autres enquêtes menées par les autorités indiquent également le rapport entre Daillet avec d’autres mouvements, dont les «néo-nazis» qui préparaient une attaque contre une loge maçonnique en Alsace, dans le nord-est de la France.

De son côté, le réseau français BFM a rapporté que d’anciens militaires avaient ordonné la formation de recrues pour mettre en œuvre le plan d’attaque contre l’Elysée, le siège officiel du président Macron, en expliquant que les assaillants prévoyaient d’occuper le Parlement plus tard avant de prendre le contrôle d’une radio ou une chaîne de télévision à travers laquelle ils diffuseront leur propagande dans le cadre de mise en œuvre de leur plan de coup d’État contre le gouvernement.

Il convient de rappeler que Daillet a été accusée d’avoir enlevé une fillette de 8 ans à la demande de sa mère à l’est de la France en avril dernier, mais elle a été retrouvée saine avec sa mère en Suisse 5 jours plus tard de son enlèvement de chez sa grand-mère, tandis que les autorités françaises ont alors émis un mandat d’arrêt international à son encontre pendant son séjour avec sa famille en Malaisie pour l’« opération Azur et il a été accusé d’un complot et de terrorisme ». Et il a été expulsé par les autorités malaisiennes sous prétexte que son visa avait expiré, selon des rapports médiatiques.

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