L’État islamique (Daech) renaîtra-t-il de ses cendres ?

L’État islamique (Daech), une organisation djihadiste salafiste radicale, représentait le paroxysme de l’évolution des courants djihadistes extrémistes et brandissait le slogan du Droit divin ayant exploité les concepts idéologiques religieux pour consolider sa présence politique en essayant de renverser les régimes sectaires existants en Syrie et en Irak et en constituant un régime islamique.

Nous discutons là cette réflexion idéologique de Daech, les fondements sur lesquels il reposait et les changements enregistrés après sa défaite. Les traits de l’idéologie actuelle, et ses effets attendus sur le processus des chances de sa renaissance. Trois principes communs:

Le principe de la théocratie

L’alliance et le désaveu (engagement envers la communauté musulmane et animosité envers les polythéistes, les apostats et tous ceux qui se conduisent implicitement en ennemi pour cette première).

– L’action armée en tant que stratégie majeure du changement, et les idéologues de l’État islamique l’ont poussée très loin en termes de radicalisation et d’extrémisme.

Ces piliers ne sont pas différents de l’idéologie d’Al-Qaïda et du courant mondial salafiste-jihadiste. Abul Ala Maududi était le premier à donner au concept un caractère doctrinal, lorsqu’il le liait au concept de divinité, et dans la même optique, Sayyid Qutb l’a suivi lorsqu’il considérait l’Islam « comme une déclaration générale de libération de l’homme sur terre de l’esclavage aux êtres humains, et ce en déclarant la divinité est au Dieu seul, ce qui signifie ; la révolution complète contre la domination des êtres humains sous toutes ses formes, ses régimes et ses situations, et la rébellion totale contre toute situation dans le monde entier, où règnent les êtres humains sous une forme ou une autre. Cela signifie la destruction du royaume des êtres humains pour construire le royaume de Dieu sur terre ».

On définit les fondements à travers les éléments suivants :

« Le charisme d’Abou Moussab al-Zarqaoui, et sa vision idéologique sévère, qui fait valoir l’aspect idéologique (relatif au courant) dans toutes les positions politiques et la relation avec les autres ». C’est à lui reviennent les débuts de la barbarie, où les différends entre Al-Qaïda et l’État islamique étaient dus aux premiers confrontations entre lui et Oussama ben Laden. Plus tard, al-Zawahiri a mis en garde al-Zarqoui dans une lettre qui lui est attribuée, en 2005, contre les « scènes de massacre » ; à cause de sa gravité dans la bataille médiatique, qui est « dans une compétition sur les cœurs et les esprits de notre nation».

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