L’Irak ferme ses frontières avec la Syrie

Le Commandement des opérations conjointes d’Irak a annoncé, hier mercredi, qu’il avait terminé la fermeture d’environ 140 kilomètres des frontières avec la Syrie.

Le porte-parole du Commandement des opérations conjointes d’Irak, le major général, «Tahsin Al-Khafaji», a indiqué que son pays cherchait à fermer une partie de ses frontières internationales avec la Syrie au niveau du gouvernorat de Ninive bordant les deux villes syriennes de Deir Ez-Zor et Hassaké, en affirmant que « les forces irakiennes ont déployé leurs éléments, ont installé des caméras thermiques et ont renforcé leurs efforts de renseignement et de sécurité ».

Le responsable irakien a noté que le Commandement des opérations conjointes cherchait à fermer une partie des frontières par des remblais de terre, des barbelés et des tours obtenues à travers la coalition internationale dirigée par les États-Unis d’Amérique dans le but de sécuriser les frontières.

Selon des révélations des sources irakiennes bien informées, Bagdad cherche à sécuriser une ligne allant jusqu’à 200 km des frontières irakiennes avec la Syrie. En fait, la sécurisation des frontières irako-syriennes est devenue une priorité pour le gouvernement en raison des nombreux défis dans le contexte actuel.

Des médias locaux ont rapporté selon des sources gouvernementales que le gouvernement a alloué d’importantes sommes d’argent pour financer les opérations de fortification des frontières, notamment l’installation des caméras de surveillance et de tours de grande hauteur et l’adoption des nouvelles techniques pour surveiller et suivre toute opération d’infiltration, surtout que la région se caractérise par sa géographie très complexe.

Il est à rappeler que l’Irak avait précédemment critiqué le régime de « Bachar el-Assad » fin septembre dernier, où le porte-parole des forces irakiennes, le major général, Tahsin al-Khafaji, parlait d’une faiblesse du côté syrien au niveau du contrôle des frontières, conduisant à l’infiltration des ravageurs.

Le 14 du mois courant, le Commandement des opérations conjointes d’Irak a annoncé qu’il avait déjoué une attaque, qualifiée de « terroriste », du côté syrien vers l’Irak dans la zone frontalière de al-Dukji, à l’ouest du mont Sinjar.

Le 23 février, les autorités irakiennes ont arrêté 11 Syriens lors d’une tentative d’infiltration depuis le territoire syrien vers le territoire irakien et de franchir les frontières dans le secteur des opérations à l’ouest de Ninive.

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