L’Iran au cœur des transformations internationales

Lors de la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, l’Iran s’est de nouveau imposé comme l’un des sujets majeurs des débats mondiaux.
Le 24 septembre 2025, le discours du président iranien Massoud Pezeshkian a retenu l’attention : il y a affirmé que Téhéran ne souhaitait pas produire d’armes nucléaires, tout en condamnant les attaques américaines et israéliennes. Alors que la communauté internationale se concentre sur le programme nucléaire iranien, les nouvelles sanctions et le rôle de l’Iran dans les tensions régionales, des milliers d’Iraniens opposés au régime, menés par Maryam Radjavi, se sont rassemblés dans les rues de New York pour faire entendre leur voix et réclamer un changement radical en Iran.
Le retour des sanctions onusiennes et ses implications
Le Conseil de sécurité de l’ONU a récemment rejeté la proposition visant à prolonger l’exemption de sanctions contre l’Iran, ouvrant la voie au rétablissement complet des sanctions antérieures. Ces mesures, suspendues temporairement en vertu de la résolution 2231 du Conseil de sécurité en 2015, doivent entrer pleinement en vigueur dès le mois prochain.
La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont activé le mécanisme de snapback, qui impose une interdiction étendue sur les programmes nucléaire, balistique et de drones iraniens. Cette démarche réduit les ressources financières des forces du Corps des gardiens de la révolution, fidèles à Khamenei, et affecte les exportations d’armes.
Dans son discours à l’ONU, Pezeshkian a affirmé que Téhéran surmonterait ces « obstacles ». Mais les experts avertissent que ces sanctions risquent d’aggraver la pression sur l’économie iranienne, déjà fragilisée par la dépréciation du rial et l’inflation galopante.
Parallèlement, l’Iran a signé un accord avec la Russie pour construire huit nouvelles centrales nucléaires d’ici 2040. Cet accord, conclu entre l’entreprise russe Rosatom et l’Iran, reflète les efforts de Téhéran pour renforcer son programme d’énergie nucléaire, malgré les inquiétudes internationales selon lesquelles ces avancées pourraient masquer des activités militaires. Le président français Emmanuel Macron a averti que l’Iran ne disposait que de quelques heures pour présenter un plan de coopération clair avec l’Agence internationale de l’énergie atomique, faute de quoi les sanctions seraient inévitables.
La résistance intérieure et la répression du régime
Depuis 2018, l’Iran connaît des vagues successives de protestations populaires, alimentées par le mécontentement économique, politique et social. Ces soulèvements, où l’on entend régulièrement des slogans hostiles au gouvernement et dont les femmes, les jeunes filles et les unités de résistance affiliées à l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran constituent l’avant-garde, se heurtent à une répression sévère. Rien que cette année, des centaines de personnes ont été tuées ou exécutées lors des manifestations. L’Iran reste l’un des pays au monde où l’on recense le plus grand nombre d’exécutions. Les rapports indiquent que le régime recourt aux exécutions de masse et à l’emprisonnement des opposants pour préserver son pouvoir.
Dans ce contexte, le Conseil national de la résistance iranienne, conduit par Maryam Radjavi, agit comme une force organisée aux racines historiques et sociales profondes en Iran. Le plan de Radjavi en dix points — fondé sur la séparation de la religion et de l’État, l’égalité des sexes et l’économie de marché — bénéficie d’un large soutien parmi les parlementaires internationaux. Ce mouvement, issu de la lutte contre la dictature du Chah, a joué un rôle clé dans la révélation de sites nucléaires secrets. Pour ses partisans, le changement en Iran doit venir de l’intérieur, par la mobilisation populaire, sans intervention étrangère.
Les manifestations internationales à New York
En marge de la réunion de l’ONU, des milliers d’Iraniens soutenant la résistance dirigée par Maryam Radjavi ont manifesté dans les rues de New York pour protester contre la présence de Pezeshkian. Arborant des slogans tels que « Non à la dictature », les manifestants ont brandi les photos des victimes du régime et exigé l’expulsion des représentants iraniens de l’ONU. L’Associated Press et le New York Post ont couvert ces manifestations, les décrivant comme la véritable voix du peuple iranien.
Des personnalités telles que Carla Sands, ancienne ambassadrice américaine, et Linda Chavez, ancienne responsable à la Maison-Blanche, ont pris la parole lors de ces rassemblements, qualifiant le régime iranien d’irréformable. Elles ont affirmé que la solution résidait dans le soutien à la résistance populaire, et non dans la complaisance ou la guerre. Un message de Maryam Radjavi, lu lors du rassemblement, accusait le régime de génocide et appelait à la saisine du Conseil de sécurité concernant la situation des droits humains en Iran.
Crises internes : eau et économie
Outre les pressions extérieures, l’Iran fait face à des défis internes aigus. La crise de l’eau à Téhéran a atteint un niveau critique, affectant la vie quotidienne de millions de personnes et alimentant le mécontentement public — un terreau fertile pour les protestations. La dévaluation du rial, l’inflation élevée et les coupures récurrentes d’électricité et d’eau ont rendu la vie quotidienne extrêmement difficile. Pour tenter de surmonter ces crises, le régime a cherché à renforcer ses relations avec des pays comme la Russie et la Chine, mais cette dépendance comporte également ses propres limites.
Politique étrangère et front international
Dans son discours à l’ONU, Pezeshkian a qualifié les attaques américaines et israéliennes de « coup sévère » porté à la paix mondiale, révélant l’impasse diplomatique dans laquelle se trouve l’Iran. Le régime refuse de négocier avec les États-Unis et poursuit son programme d’enrichissement d’uranium. De leur côté, les États-Unis ont imposé des restrictions strictes aux diplomates iraniens, leur interdisant notamment l’accès aux commerces de gros et limitant leurs déplacements à New York.
Le front international contre l’Iran s’est renforcé : les pays européens ont rejoint le mécanisme de snapback, et même la Chine, principal acheteur de pétrole iranien, pourrait être affectée par les sanctions. Par ailleurs, l’affaiblissement des groupes affiliés au régime dans la région, notamment en Syrie, a encore réduit l’influence de Téhéran.
L’avenir de l’Iran : l’espoir du changement
L’Iran se trouve à un moment décisif. Les sanctions, les crises internes et la résistance populaire ont placé le régime dans une impasse. Le mouvement de résistance dirigé par Maryam Radjavi a ouvert une perspective d’avenir démocratique pour l’Iran. À New York, des personnalités telles que Sam Brownback ont affirmé que le monde devait soutenir le peuple iranien afin qu’il puisse déterminer son propre destin.
Conclusion
La communauté internationale fait face à un choix historique : poursuivre l’apaisement envers un régime qui met en péril la paix mondiale, ou soutenir la volonté du peuple iranien en faveur de la liberté et du progrès. Ces développements montrent que le changement en Iran n’est pas seulement possible : il est désormais inévitable.


