Ce que vous ne savez pas sur l’Iran non persan

Souvent, le nom de l’Iran est associé à l’ethnie perse, et le projet persan, surtout après 1979, avec la chute du régime du Shah et l’arrivée d’Ali Khomeini au pouvoir, le lancement de la République islamique et l’adoption de ce qu’on appelle «l’exportation de la révolution». «Cependant, la réalité de la situation démographique iranienne donne une image différente de cette vision, particulièrement en présence de cette diversité ethnique en Iran.

Ci-après, l’Observatoire MENA présente, dans le dossier «L’Iran de l’intérieur», la question des ethnies et la diversité démographique en Iran, et ses répercussions sur la situation politique, notamment sous la coupe du régime républicain existant.

Les Persans : une supériorité numérique pas une majorité écrasante

Parmi les choses que beaucoup de gens ignorent dans la région du Moyen-Orient est que l’Iran, dans sa forme géographique actuelle, n’est pas du tout considéré comme un pays persan puisque le pourcentage ethnique des Persans en Iran n’atteint que 51% de la population, selon la CIA, contrairement à ce qui est diffusé par le régime iranien, qui dissimule les statistiques démographiques réelles.

L’activiste iranien, Milad Hedayati, a ajouté à l’Observatoire MENA: «Pratiquement, l’ethnie persane est concentrée dans la région centrale de l’Iran, et la capitale Téhéran, tandis que les autres minorités ethniques sont dispersées dans les périphéries. Cela a donné le caractère persan au pays. A cela s’ajoutent les politiques du régime actuel qui fait du persan la langue officielle du pays », en notant que le plus gros choc sera pour certains lorsqu’ils apprendront que les Perses font partie du régime iranien actuel, qui est en fait composé d’un mélange de plusieurs minorités, dont les Turkmènes, les Azéris et les Arabes.

L’activiste «Hedayati» a aussi expliqué que le régime actuel regroupe une majorité persane au sein de son groupe de dirigeants, mais que la direction effective, depuis 1979, n’est pas entièrement entre leurs mains, en indiquant que : «selon le système actuel, l’autorité réelle est entre les mains du Wali el-Faqih, c’est un poste qui a été occupé par deux personnalités, le premier est Rouhollah Khomeinei, qui est d’origine indienne, et le second est Ali Khamenei, qui est d’origine turkmène, et la recherche sur les origines de certaines des figures de proue du régime conduisent à des ethnies non perses, comme Ali Shamkhani, qui est d’origine arabe de la région d’Ahwaz.

Selon certaines références historiques, le lieu d’origine de «Khomeinei», dont le nom complet est «Ruhollah ben Mustafa ben Ahmed Moussavi», est le royaume d’Udah situé dans le nord de l’Inde, qui était gouverné par un dirigeant chiite d’origine perse.

Il convient également de noter que « Shamkhani » a occupé plusieurs postes militaires et de sécurité, notamment celui de secrétaire général du Conseil suprême de sécurité nationale d’Iran, le ministre de la Défense et le commandant de la force navale.

Pour mieux comprendre la nature du régime iranien, le chercheur en affaires du Moyen-Orient «Houssam Youssef» a confirmé que le régime est en fait divisé ethniquement dans lequel l’ethnie perse est représentée par le plus grand nombre de responsables, notamment dans les postes militaires et plus particulièrement au sein de l’institution des Gardiens de la révolution, tandis que d’autres postes sont attribués à un ensemble de minorités ethniques. Ceci crée un équilibre au sein de l’institution de gouvernance, en soulignant que cet équilibre et l’adoption des deux idées : du nationalisme persan et du sectarisme chiite, ont permis à deux hommes non persans de diriger le pays au cours des 40 dernières années.

Youssef a poursuivi : «Le régime iranien peut être assimilé à son allié syrien, basé sur l’idée de l’arabisme, de la cause arabe et des courants nationaux, ainsi qu’on lui donne une couleur sectaire alévie, surtout que certaines sources et informations indiquent que Hafez el-Assad est d’origine non arabe, malgré son ascension grâce à la cause de l’arabisme ». Il a encore souligné que« Khomeinei » et son successeur, « Khamenei », ont adopté le principe persan et le projet persan et de travailler là-dessus avec le projet religieux, comme couverture permettant de chatouiller les sentiments et les rendre acceptables pour l’ethnie perse.

«Youssef» a indiqué que la consolidation de l’image persane en Iran est venue de deux aspects, le premier est la consolidation des règles du nouveau régime en 1979, et la mise en place des principes qui l’aident à diriger le pays, tandis que le second est venu du fait que les responsables persans sont au devant de la scène tels que «Qassem Soleimani». Il a par la suite considéré que le conflit du régime iranien au Moyen-Orient est avant tout un conflit stratégique et économique plutôt qu’un conflit ethnique, et que le régime iranien comme il a utilisé le facteur sectaire pour s’immiscer dans les affaires des pays de la région, il a utilisé le facteur ethnique sur la scène interne, notamment que la majorité écrasante des personnes de l’ethnie perse croient au projet persan.

Cependant le point le plus important dans cette affaire du lien ethnique entre le régime iranien et le « persianisme », c’est presque qu’ils ont les mêmes d’objectifs à savoir : la domination de l’Orient arabe, que ce soit pour des considérations et des convictions historiques ou pour des raisons politiques, économiques et stratégiques liées au pétrole, aux passages maritimes et au mouvement commercial général en provenance du Golfe arabe.

Des minorités ethniques menacent l’unité politique

Selon le «World Factbook» «Les réalités du monde», la société iranienne en général est composée de plusieurs ethnies, dont la plus importante est les Turcs azerbaïdjanais, qui représentent 24%, suivis des Gilak et des Mazandarani qui représentent 8%, puis les Kurdes 7%, les Arabes 3%, et d’autres ethnies qui constituent 7%.

L’autre statistique, publiée par le chercheur iranien Youssef Azizi dans son livre « Les Kurdes et la question du nationalisme en Iran », indique que les Arabes représentent plus de 7,7% des Iraniens, tandis que les Kurdes représentent 10% de la population du pays.

Là, l’activiste «Hedayati» souligne que la présence d’un mélange de minorités dans le régime iranien au pouvoir ne signifie pas que leurs droits sont préservés et qu’ils se sentent pleinement appartenir au pays, soulignant qu’au contraire, la plupart des ces minorités portent des tendances séparatistes à cause des politiques du régime actuel au niveau nationale, auquel s’oppose les Perses originaires du pays, comme tout régime dictatorial dans le monde, qui ne croit qu’en ses alliés, ses partisans, et ceux qui tournent autour de son orbite .

Hedayati met également en doute les statistiques susmentionnées sur les ethnies en Iran, surtout pour les Turcs, dont il a dit que leur pourcentage pourrait atteindre 30%, en soulignant aussi que le pourcentage des Kurdes et d’Arabes est également supérieur à ce qui a été mentionné.

Quant à « Youssef », il a considéré que la carte démographique de l’Iran actuel est une union de territoires de plusieurs pays ethniques, en tête l’Azerbaïdjanais, les Arabes, les Kurdes et les Turkmènes. Il a ensuite indiqué que la réalité de la situation en Iran indique que cette union est menacée par la division en au moins 6 États, surtout avec l’apparition de l’activité armée parmi ces ethnies dont particulièrement les Arabes à Al-Ahwaz, les Kurdes à Kurdistan, les Azéris en Azerbaïdjan oriental, Ardabil et Zanjan, avec des Baloutches, qui représentent un mouvement séparatiste fort de l’Iran exigeant soit l’indépendance totale soit rejoindre le Pakistan, ce que le mouvement Baloutche considère comme une extension .

Il est à évoquer que les premières véritables tentatives séparatistes contre l’Iran ont eu lieu dans la ville kurde de Mahabad pendant la Seconde Guerre mondiale et elles étaient dirigées par Qazi Muhammad où l’Etat de Mahabad avait duré 11 mois avant que les forces iraniennes ne l’envahissaient à l’époque temps et exécutaient le gouvernement Mahabad dans la même place où ils avaient annoncé la création du nouvel Etat ethnique.

Au cours des quatre dernières décennies, l’Iran a enregistré plusieurs soulèvements armés, dont le plus important s’est produit dans les régions d’Ahwaz et du Kurdistan, au milieu d’appels à la sécession de l’Iran et à la création d’États ethniques particuliers.

Comment l’Iran est-il devenu dans sa forme actuelle?

L’étude de la multiethnicité en Iran en général, peut commencer à partir de l’année 1813, lorsqu’elle s’appelait Perse, et à cette époque, malgré son nom, le pays comprenait plusieurs territoires qui n’avaient rien à voir avec les Perses et incluaient différents ethnies qui ont été incluses sous la bannière des familles perses. Parmi lesquelles ce qu’on appelle aujourd’hui la Géorgie, l’Arménie et l’Azerbaïdjan qui poussait la famille Qajar d’origine perse, ayant dirigé la Perse à l’époque, à accepter sa séparation du pays en 1813 , sous la pression de la Grande-Bretagne, avant que la Perse ne signe également le Traité de Paris en 1858 avec la Grande-Bretagne, selon lequel l’État de Perse reconnaît l’Indépendance de l’Afghanistan également, à l’époque du règne de «Nassereddine Shah ».

Pendant la Première Guerre mondiale, l’Iran a été envahi deux fois, par les Russes et les Britanniques, malgré sa position neutre, ce qui lui valait d’être l’objet des conflits entre les grandes puissances, la partie nord était sous l’emprise de l’influence russe et la partie sud-est étant soumises à l’influence des Britanniques. Dans les années vingt du vingtième siècle avec la création de la dynastie Pahlavi par «Reza Khan», fut les premiers pas vers la forme actuelle et son nom actuel, après que «Khan» eut publié un décret en 1925, modifiant le nom du pays à l’Iran au lieu de Perse, qui tablait sur la centralisation du gouvernement dans la capitale, Téhéran à majorité perse, contre la limitation de la domination des cheikhs des tribus et des clans .

En avril de la même année, les forces iraniennes ont pris d’assaut la région d’Ahwaz à majorité ethnique arabe, qui, selon l’opposition et les forces de libération d’Ahwaz, a été soumise à une série de mesures voulant anéantir l’identité arabe dont l’interdiction de l’utilisation de la langue arabe et des vêtements arabes et les célébrations ethniques, ce qui a également contribué à dessiner la carte actuelle de l’Iran.

Selon l’écrivaine et chercheuse Karen Armstrong, le règne de « Khan » était purement totalitaire et dictatorial. Cela a fait déclencher des protestations contre lui, dont certaines étaient armées et qui ont continué jusqu’à son éviction en 1941, après une intervention militaire russo-britannique en raison de sa position en faveur du dictateur allemand Adolf Hitler.

Avec la fin de la Seconde Guerre mondiale, Muhammad Reza Pahlavi, qui succédait à son père, Reza Khan Pahlavi, grâce à son alliance avec l’Occident, a pu empêcher la désintégration du pays avec l’escalade du séparatisme ethnique, en particulier parmi les Kurdes, les Arabes et les Azéris, surtout après la mise en place de la République kurde de Mahabad. En effet, le gouvernement iranien a réussi à préserver les régions majoritairement non perse .

De son côté, Lord Curzon, qui était ministre britannique des Affaires étrangères en 1919, a indiqué dans son livre «La Perse et la question persane» que la préservation des frontières de l’Iran à cette époque représentait un intérêt stratégique pour son pays afin de faire face à l’extension russe en Asie et la préservation de l’empire  britannique, d’autant plus que la Grande-Bretagne à l’époque n’avait pas assez de soldats pour défendre un grand pays comme l’Iran.

Des sources historiques indiquent également que la position britannique à cette époque permettait à la Perse, de récupérer le nord du pays contrôlé par la Russie, surtout après l’envoi par la Grande-Bretagne d’un nouveau commandant des forces britanniques, qui est le général Edmund Ironside », qui était le parrain de l’entente avec la Russie .

Le voyage des enfants iraniens vers le monde de la criminalité dans les services de sécurité

 Basij, ou l’institution de la terreur, comme la connaissent les Iraniens, d’autant plus que c’est le nom associé dans leur esprit à la violence, au meurtre et aux mains imbibées de sang. Comment ne pourrait pas l’être?  Et eux sont la garde du régime iranien et de son Guide suprême de la révolution, des ennemis de l’intérieur, et les fidèles aux Etats-Unis et à l’impérialisme sioniste américain mondial, voulant porter préjudice à la révolution islamique, comme le décrit le régime à leur place.

 L’importance des « Basij », qui sont les forces de sécurité intérieure supervisées par un système complexe composé de responsables de la sécurité, de religieux et d’experts dans le domaine militaire, est due à son lien proche du guide « Ali Khamenei », et ils se voient souvent assigner des tâches spéciales liées aux questions touchant la sécurité et la sûreté du régime, d’autant plus qu’il a le pouvoir de tuer, d’arrêter et d’utiliser une violence excessive, sans contrôle ni surveillance. Cela pose une question fondamentale sur la nature de cette institution mystérieuse et l’agenda porté par ses membres, pour faire d’eux des monstres, considérant les meurtres une partie importante de son travail et de ses moyens de subsistance.

Dès le début, qui sont les éléments «Basij »

L’activiste de l’opposition iranienne «Mourtada Rajai», un pseudonyme, a indiqué dans son entretien avec «l’Observatoire MENA» que les éléments de «Basij» sont choisis avec beaucoup de soin dès leur jeune âge. Et les autorités iraniennes les préparent idéologiquement, sur la base de l’obéissance aveugle au Guide suprême, à travers des religieux extrémistes, en décrivant cette étape comme étant la plus importante de la préparation des éléments de l’institution considéré comme le bras le plus puissant du Guide suprême de la Révolution au niveau de la sécurité intérieure .

L’activiste «Rajai», a poursuivi: «au cours de cette étape, l’élément est convaincu que le terme du guide vient du mot Dieu, et que l’entendre est un devoir légitime, et la contredire est un grand péché, même si un ordre est donné à l’élément de tuer ses parents. D’ailleurs, l’élément doit exécuter l’ordre sans objection ni hésitation. Dès lors, on peut expliquer la barbarie et les cœurs cruels de cette catégorie des agents du régime », en soulignant que« Basij » est formé de telle manière qu’il est difficile de faire des coups d’État contre le régime ou au non-respect des ordres du guide, surtout que cette croyance «c’est-à-dire la subordination au Guide et la fidélité à Ahl al-bayt» est ancrée dans leur esprit depuis l’enfance.

En outre, « Rajai » a expliqué qu’après les cours de préparation idéologique ou de lavage de cerveau, les éléments suivent des cours de formation militaire et de sécurité, en ajoutant : « le régime, après le fait d’ancrer dans leur esprit la loyauté et l’obéissance aveugle, commence à les préparer pour devenir des monstres et tueurs, par la formation militaire et de sécurité. Dès lors, commence l’étape de la violence et des cœurs cruels, et cela explique la capacité de l’élément Basij à tuer avec sang froid, soit par balles ou par armes blanches ou même par bâtons. Pour lui, tuer n’est plus une simple source de subsistance, mais un chemin vers le paradis promis.

Quant à l’étape la plus dangereuse du processus de formation de la sécurité intérieure iranienne, selon Rajai, réside dans l’étape finale, au cours de laquelle les éléments terminent leur formation, et le moment est venu pour la mise en œuvre pratiquement afin de prouver leur loyauté envers le Guide et leur droit d’être ses soldats, en les lançant pour réprimer tout mouvement de protestation ou mouvement hostile contre le régime, peu importe sa taille, en particulier dans les zones marginalisées des régions kurde et arabe, que le gouvernement iranien considère comme cinquième colonne.

Demandez à qui l’a expérimentée ?

Bien que les compétences meurtrières de Basij soient apparues ouvertement au cours des deux dernières décennies, dans le cadre des manifestations qui ont éclaté dans toutes les villes iraniennes contre la réélection de l’ancien président iranien « Ahmadinejad », lors de ce que l’on appelait  à l’époque le « Mouvement vert ». La région d’Ahwaz reste la partie la plus expérimentée dans les crimes de l’institution Basij, « étant donné qu’elle a eu la part du lion des victimes entre morts, handicapés, détenus et condamnés à mort ».

Dans ce contexte, Rajai a indiqué que l’autorité iranienne considère la région « Ahwaz » comme étant un danger réel qui la menace constamment, notamment à cause de l’injustice et de l’oppression dans lesquelles vivent les habitants de la région. De plus, elle a une haine profonde envers cette région à cause de sa haine de l’ethnie arabe en général, qu’il considère comme son ennemi juré, soulignant que des dizaines de milliers des habitants d’Ahwaz ont été tués par les mains des Forces de sécurité intérieure, soit pendant la répression des manifestations, soit dans centres de détention .

« Rajai » a ajouté : « Basij » maintient son emprise sur Ahwaz. La région enregistre constamment des mouvements de protestation ou d’autres signes de révolution de temps en temps, surtout après les mesures prises par le gouvernement iranien au cours de la décennie en cours visant à consolider la pauvreté, l’ignorance et la faim parmi les habitants de la région, en indiquant que les « éléments de sécurité intérieure le plus brutaux et le plus criminels  de « Basij », sont souvent envoyés dans cette misérable région, qui supporte souvent la colère du régime à chaque tension sécuritaire dans le pays, selon l’activiste.

La maison de terreur

Comme dans le cas des services de sécurité qui gouvernent dans les pays dictatoriaux, l’institution «Basij» est entourée d’un grand mystère, au point que de nombreux activistes remettent en doute les statistiques officielles publiées par le gouvernement, que ce soit en termes de nombre, de missions ou des prérogatives, plus précisément en ce qui concerne les chiffres et les statistiques relatifs aux détenus, avec l’existence de centres de détention secrets appartenant aux forces de sécurité en Iran, qui ne sont pas divulgués publiquement. Ce sont les prisons auxquelles sont transférés ceux que l’État décrit comme dangereux ou ennemis, et qui sont gérées par des personnalités influentes du « Basij ».

Par ailleurs, Rajai a souligné que ce que l’on sait des centres «Basij» et ce qui est le plus fiable, c’est qu’ils représentent la maison de terreur pour les Iraniens, car à l’intérieur de ces centres de détention, toutes sortes de torture et de criminalité sont autorisées. Le nombre des meurtres est sans plafond. Idem pour le viol et la torture. En effet, la mort à l’intérieur est la chose la plus gentille qu’une personne puisse avoir à l’intérieur.

Rajai a ajouté: «Contrairement à l’éthique et aux valeurs humaines, plus le prisonnier est devenu brutal et le nombre de ses victimes augmente et ses méthodes criminelles appliquées sur ses détenus sont variés, plus il se rapproche du guide et lui prouve une loyauté absolue à son égard». Personne ne peut imaginer ce qui se passe à l’intérieur de ces prisons, pas même ceux qui ont pu en sortir, surtout que les types de torture dépendent également des caprices des geôliers.

L’ambiguïté augmente également à propos de l’institution de la sécurité, selon les propos de Rajai, lorsqu’il parle du nombre des éléments «Basij» en Iran. Le nombre déclaré officiellement atteint cent mille ou un peu plus, tandis que le nombre réel on ne peut pas le deviner car Basij a des agents informateurs secrets, don leur loyauté et leur criminalité ne sont pas inférieures aux éléments déclarés.

Rajai a conclu son discours à l’Observatoire MENA : «Si nous pardonnons le régime pour les richesses pillées et gaspillées, et si nous lui pardonnons ses victimes, la faim et la pauvreté, alors comment pouvons-nous lui pardonner ce qu’il a fait aux générations entières, en transformant des enfants, qui étaient censés être médecins, experts ou artisans, en criminels dans son système qui n’a rien à voir avec l’humanité ». Il a poursuivi que ce crime doit être à la tête des crimes pour lesquels il devra être jugé devant une cour juste.

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