L’Islam politique en Europe centrale et orientale

Recherche empirique menée par l'Unité des études et d’illumination sur l’extrémisme au Centre de recherche et d’études MENA

Introduction

L’essai de prouver que des organisations en Europe orientale et centrale ayant inspiré l’idée de leur création des Frères musulmans ou elles y sont liées constitue un challenge, non seulement en raison du caractère secret du mouvement? Mais aussi compte tenu des activités d’autres acteurs dans les sociétés islamiques de ces pays, ainsi que de la montée grandissante et la disparition des vagues d’activité des organisations analysées pour ce projet.

Les résultats de l’enquête peuvent être classés en quatre types de groupes qui, lors d’une étape donnée, avaient une sorte de liaison avec les Frères musulmans.

Premier groupe : les groupes et les associations estudiantines

L’activité estudiantine a une longue histoire au sein du mouvement des Frères musulmans et un registre plein d’influence réussie sur les étudiants activistes en Europe centrale et orientale, vu la grande expérience dont jouissent les Frères musulmans dans ce domaine ! La première organisation estudiantine influencée par le mouvement, parmi les pays sélectionnés, remonte aux années 1940 en Bosnie-Herzégovine. ([1] )

Le groupe de la Jeunesse musulmane de Bosnie est une organisation fondée par des Bosniaques qui étaient à la recherche de leur identité islamique (certains au Caire) en parallèle avec le développement du mouvement des Frères musulmans. Par la suite, le groupe de la Jeunesse musulmane de Bosnie a envahi d’autres pays, y compris la République tchèque (l’Union générale des étudiants musulmans) et la Pologne (la communauté des étudiants musulmans), de sorte que les étudiants musulmans de ces pays ont été influencés par leur pensée et leurs activités islamistes.

Ensuite, l’effondrement de l’Union soviétique et des régimes communistes dans les pays qui lui appartenaient a donné une plus grande liberté au niveau de plusieurs aspects pour exprimer l’identité, y compris la liberté d’exprimer la religion. Certains groupes d’étudiants de deux pays d’Europe centrale ont saisi le moment et ont créé leurs propres organisations estudiantines.

La seule différence avec le cas bosniaque est que ces étudiants n’étaient pas des locaux, mais des étrangers? Une fois ces associations créées, elles les ont rapidement enregistrées dans FEMYSO. Peu de temps après, est venue l’ONG de la Macédoine du Nord «Islamic Youth Forum» qui a été fondée en 2000 et l’organisation de la jeunesse enregistrée à FEMYSO qui a vu la plus forte ascension de son activité sur l’islam politique pendant la révolution égyptienne en 2011 et les années qui ont suivi le printemps arabe. ([2] )

 Le sort de ces groupes et associations diffère d’une façon très considérable, notamment en termes de leur capacité de durer au fil des années ; alors que le groupe tchèque a été absorbé sous le parapluie d’une organisation plus grande, l’organisation polonaise est toujours active, quoique « discrètement », et le groupe de Macédoine du Nord a cessé ses activités de publication lors de son retrait de la scène islamique, et l’entrée des membres de l’organisation bosniaque dans le domaine politique.

Chaque organisation et association de ces formations a suivi un chemin différent pendant des décennies, mais aucune organisation ne peut actuellement être qualifiée avec précision comme affiliée aux Frères musulmans ! Bien que l’idéologie et la similitude organisationnelle existent au début, il est aujourd’hui difficile de parler de ces groupes comme étant inspirés d’une manière ou d’une autre des Frères musulmans.

Alors que les organisations tchèques et polonaises étaient incapables et n’ont pas su maintenir l’énergie ou les contacts avec le mouvement mère des Frères musulmans, le groupe bosniaque a maintenu des liens avec ces derniers ! Par ailleurs, il faut dire qu’il n’y a plus désormais d’activité politique car les efforts dont la Yougoslavie avait enregistré doivent être compris à la lumière de la scission de l’ancien régime laïque.

Deuxième groupe : le courant islamiste pragmatique?

Le deuxième groupe comprend les grandes organisations qui représentent une grande partie des communautés musulmanes dans la région, étant donné leur taille et leur histoire. Ce groupe a également une histoire d’activité plus riche, dont certaines l’ont fait plus proches des Frères musulmans tandis que d’autres sont allés dans la direction opposée.

Une telle diversité d’activités signifie que l’analyse doit mettre l’accent sur chacune d’elles séparément, puis la placer dans une vue d’ensemble; Alors que ces organisations communiquaient avec les organismes fédéraux prétendument sous l’influence des Frères musulmans, il y avait aussi un effort clair pour entrer en contact avec des individus dans les pays considérant le mouvement comme une menace, même ses filiales à l’étranger, ce qui met en confusion celui qui analyse le comportement de ces mouvements.

Certaines activités ont indiqué que les organisations avaient l’intention de s’allier aux Frères musulmans! Parmi ces indices, à titre d’exemple, c’est que certains de leurs dirigeants ont participé dans des congrès organisés par FIOE ou FEMYSO ainsi que les membres de l’organisation ont adressé des lettres à Youssef al-Qaradawi et ils ont invité Fayçal Mawlawi et Ahmed al-Rawi à ces pays. En parallèle, ces mouvements ont publié des ouvrages de certains islamistes connus. ([3] )

En même temps, cependant, ces organisations communiquaient également avec d’autres acteurs qui ne soutenaient pas les Frères musulmans. Ces associations sont allées chercher des financements auprès de personnalités des Émirats Arabes Unis ou en utilisant le Conseil des ambassadeurs des pays islamiques, un organe non officiel de diplomates de haut rang accrédités en Pologne et qui ont fait l’objet d’un trait d’union entre les musulmans polonais et les donateurs du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.

Les analyses de ce comportement suggèrent que ces associations et groupes l’ont fait poussés par le pragmatisme nécessaire pour préserver sa taille et sa position dans ces pays! Pour cette raison, les organisations se sont donc beaucoup développées par leur tentative de garder de bonnes relations avec des acteurs en contradiction dans leur jugement sur des Frères musulmans.

Par ce comportement pragmatique, ils ont fini par commettre de nombreuses erreurs qui avaient attiré les radicaux islamistes d’une part, et cela a engendré le fait de perdre le financement d’autre part. Pourtant, la Ligue musulmane en Pologne, la Fondation islamique à Prague et la Fondation islamique à Brno restent à ce jour les plus grandes organisations représentant les minorités musulmanes dans leur pays. ( [4] )

La communauté musulmane de Bosnie-Herzégovine s’est associée dans une certaine mesure à la politique en soutenant le parti politique SDA contre le financement de la reconstruction des mosquées et en mettant en valeur la religion lors d’événements publics.

Mais cela ne veut pas dire que l’objectif était l’islamisation de la société ou la renaissance de l’islam, comme le font les Frères musulmans? En effet, la relation de l’ ICBiH ( [5] ) avec le mouvement était à travers l’ancien président des Oulémas, Ceric qui avait des liens avec les Frères musulmans ! Mais il parait qu’il avait ses propres ambitions politiques; Il a été accusé de pragmatisme personnel, motivé par son ambition d’accéder à un poste politique et de leadership dans le pays.

Mais dès que Ceric quittait son poste, il a eu moins d’interaction avec les dirigeants des Frères musulmans. De plus, il a montré qu’il était également ouvert à d’autres acteurs. L’un des exemples c’est l’influence exercée par le Parti de la Justice et du Développement en Turquie par l’intermédiaire de l’association «Diyanet» qui avait pu isoler le mouvement de  Gulen et a diminué fortement son influence sur la société bosniaque. En effet, on peut classer ces groupes de Bosnie-Herzégovine et de République tchèque et de Pologne comme des groupes faisant partie de la zone grise.

Cependant, il y a une histoire différente en quelque sorte qui se déroule en Serbie et en Macédoine du Nord? Etant donné que les plus grandes organisations n’ayant pas d’histoire d’immersion dans le mouvement de l’islam politique». Le groupe religieux musulman de la Macédoine du Nord considérait avec suspicion le Forum islamique de la jeunesse et tentait de se distancier des mosquées extrémistes qui n’étaient pas sous son contrôle. Il a même essayé de coopérer avec le ministère de l’Intérieur de la Macédoine du Nord pour régler le problème avec les extrémistes dans ses rangs afin de réglementer leur situation.

La communauté musulmane de Serbie a également pu maintenir de bonnes relations avec le gouvernement serbe, et il n’y avait aucune preuve de rapports avec les Frères musulmans. La communauté musulmane de Serbie est dans une position légèrement différente car elle est également membre de l’ICBiH , mais en les considérant individuellement, les deux organisations sont dans une position similaire de point de vue évaluatif.

Troisième groupe : De petits groupes soutenant les Frères musulmans

Le troisième groupe que nous avons identifié dans notre recherche est celui des véritables groupes de soutien des Frères musulmans! Il s’agit de ceux séparés des grandes organisations ou bien, ils n’étaient pas du tout structurés. Ce sont principalement des activistes politiques qui sont devenus plus visibles lors de la révolution égyptienne en 2011 et du renversement ultérieur du gouvernement dominé par les Frères musulmans deux ans plus tard.

En République tchèque, il s’agissait d’individus non affiliés à aucune organisation qui se sont rendus en Égypte pour soutenir les Frères musulmans après le renversement de l’ancien président Morsi. Puis le groupe s’est divisé entre les partisans de l’actuel président al-Sissi et ceux qui sont attachés encore aux idées de l’Islam politique et de son droit de régner et du pouvoir.

Lors de la même période à peu près, des manifestations ont eu lieu devant l’ambassade d’Égypte à Varsovie, organisées par un groupe d’individus qui se tenait symboliquement aux côtés de Mohamed Morsi et qui était en désaccord avec le changement de régime en 2013. C’est avéré qu’en Europe centrale qu’il y avait du soutien aux Frères musulmans. Pourtant, ce sont des individus dans un petit réseau, derrière lesquels il n’y avait pas de véritable organisation, d’autant plus q’un groupe d’individus influents et bien placés travaillant dans l’objectif unique de l’islamisation de la société.

Un cas légèrement différent est celui de la seule organisation faîtière de Bosnie-Herzégovine qui s’appelle, en anglais, «Association for Culture, Education and Sports » (Association pour la culture, l’éducation et les sports) ou AKOS. Malgré le manque d’activité politique, mais avec de nombreuses activités d’édition toujours en cours, elle donne l’image d’une entité qui diffuse un message politique islamiste sous de nombreuses formes telles que des publications, des interviews, des conférences, etc. Ce qui est douteux, c’est qu’elle soit associée à une adhésion active à la FEMYSO et à la FIOE, et avait une liaison avec une autre organisation désormais dissoute, l’Association pour la culture et l’éducation au Kosovo; Il est difficile de déterminer le nombre de ses membres qui jouent intentionnellement un rôle dans ces activités à l’heure actuelle, mais la conclusion générale doit être qu’une implication aussi forte dans l’idéologie des Frères musulmans et des organisations européennes concernées ne peut pas être une simple coïncidence ou involontaire. En fait, tout ce qui précède peut être considéré comme étant inspiré de la pensée des Frères musulmans, même si toutes ne sont pas des organisations au vrai sens du terme.

Quatrième groupe: les parties influentes et leur rapport avec l’idéologie néo-ottomane

Le dernier groupe concerne les organisations qui collaborent étroitement avec une autre puissance de plus en plus influente dans les pays étudiés, en particulier dans les Balkans, que l’on peut qualifier d’idéologie néo-ottomane, également vaguement liée à l’idée de l’islam politique.

Le rapprochement entre les Frères musulmans et le parti turc de la Justice et du Développement (AKP) a été abordé effectivement dans la littérature et la politique; Bien qu’il n’y ait aucune allusion à l’idéologie des Frères musulmans, du Parti de la justice et du développement et de néo-ottomane, il est clair pour tout le monde qu’il s’agit des mêmes concepts. Malgré la fuite de nombreux Frères musulmans vers la Turquie après le coup d’État militaire au Caire en 2013 ainsi que les dirigeants du pays leur ont accordé de droit d’asile, aucune réunion n’a été officiellement enregistrée. ( [6] )

Mais en réalité observée, ils ont des approches différentes pour consolider le pouvoir, et ils utilisent des discours similaires, y compris sur la religion, les droits de la femme et autres. Ce qui confirme ce point de vue ; c’est que la Turquie est devenue un havre de paix pour les symboles de l’islam politique en Egypte et ailleurs ! Par exemple, en avril 2016, ils ont organisé un festival, auquel a assisté Youssef al-Qaradawi, pour exprimer leur gratitude envers les dirigeants du pays.

Le plus important, c’est que la direction des affaires religieuses du parti au pouvoir en Turquie (également connue sous le nom de Diyanet) travaille pour étendre sa présence dans les pays des Balkans occidentaux dans le domaine religieux avec le soutien du président turc Erdogan lui-même, et cela a été souligné par de nombreuses personnes rencontrées lors de la préparation de cette étude.

Le parti politique de Besa en Macédoine du Nord est peut-être le meilleur exemple dune entité influencée par l’islam politique des Frères musulmans. Plusieurs personnes interrogées de divers domaines (à but non lucratif et de sécurité) ont indiqué que Besa semble avoir soutenu et promu l’image et les politiques d’Erdogan dans le pays.

L’AKP continue à se focaliser sur l’identité islamique des minorités albanaises et turques, ce qui est nouveau pour la politique nord-macédonienne, et il se saisit timidement de déclarer  dans son discours qu’il est en faveur de l’islam politique? Dans le sens d’abandonner le système démocratique laïque et de donner à l’Islam une position privilégiée dans la promulgation des lois.

La tendance vers l’idéologie de l’islam politique apparaît plus clairement dans la relation de BESA avec une maison d’édition qui traduit les livres de Yousef Al-Qaradawi et Hassan Al-Banna en albanais en Macédoine du Nord! Par conséquent, on dirait que la combinaison entre les deux mentors, sources d’inspiration susmentionnés crée l’impression de la tendance et de l’influence de ces organisations par le mouvement des Frères musulmans, du moins elles lui appartiennent idéologiquement.

Déductions

Les résultats de cette recherche révèlent non seulement la nature complexe de la réalité dans les pays au centre de ce projet, mais ils poussent également la recherche vers de nouvelles zones. Cette recherche a abouti à l’organisation des organisations étudiées et à l’affichage de certains comportements tout en déterminant leur liaison, si elle existe, avec le mouvement des Frères musulmans.

Les interactions entre salafistes, néo-ottomans, takfiris, islamistes et autres interprétations de l’islam n’ont pas été sérieusement et concrètement identifiées. Bien qu’elles soient toutes étrangères à la population locale, cependant, lorsqu’on s’adresse aux différents acteurs du domaine de la sécurité stratégique, les entretiens évoquent naturellement ces acteurs.

Nos recherches à ce sujet et dans ce domaine particulier montrent certainement de la place pour des recherches plus approfondies sur la question de savoir s’il existe une concurrence entre ces idéologies en ce qui concerne ces groupes islamistes aux niveaux national et international ? Dont l’élément géopolitique comme contexte nécessaire à une telle analyse? Et d’examiner le transfert de certains individus, par exemple, un extrémiste dans un groupe donné, et son transfert dans un autre groupe.

Le meilleur point de départ serait d’examiner de près les efforts de coopération entre les associations humanitaires basées en Macédoine du Nord et les programmes de jeunesse soutenus par la Turquie qui fournit des bourses et des programmes de secours permettant à la Turquie de construire des relations à long-terme avec la région et d’assurer un cadre croissant de sympathisants de sa nouvelle politique ottomane à orientation islamiste.

Les nouvelles ambitions ottomanes d’Erdogan?

Sur la grande ambition du président Erdoan de devenir le chef de tous les musulmans; la Fondation turque de secours humanitaire (IHH) travaille aux côtés de l’Agence turque de coopération et de coordination (TİKA), et les deux associations coordonnent ensemble dans le domaine de leurs activités dans ces pays. ( [7] )

Elles travaillent d’une façon ou d’une autre, à améliorer l’image du président turc Erdogan et à le présenter comme le sauveur islamiste sérieux de tous les musulmans européens locaux ! Ce se fait par ailleurs à travers la propagande en sa faveur par les célèbres figures des Frères musulmans dans le monde islamique. ( [8] )

Erdogan exploite près de 20.000 membres des Frères musulmans qui ont fui l’Égypte vers la Turquie après l’éviction de Morsi. Et ils évoluent dans divers domaines, en particulier celui des médias;  pour améliorer l’image d’Erdogan et le présenter comme le véritable sauveur et leader de l’islam politique et des musulmans sunnites partout dans le monde. Cela a été confirmé par Yassin Aktay, ancien chef adjoint du Parti de la Justice et du Développement en 2018,  quand il disait que : Les Frères musulmans représentent «la force douce de la Turquie». ( [9] )

Conclusion

L’effet de l’interaction harmonieuse entre le gouvernement du président Erdoan et les membres des Frères musulmans qui vivent en tant que réfugiés en Turquie dans la région d’Europe centrale et orientale ainsi que les activités liées au COVID-19 telles que les aides internationales à certaines ONG; auraient probablement un impact sur la dynamique générale des différents acteurs en Europe centrale et orientale. Dans ces circonstances, il ne devrait pas être surprenant que, à l’avenir, nous commençons à voir une participation étrangère plus coopérative dans les régions du monde qui aiderait les Frères musulmans à élargir leur présence et Erdogan à s’approprier le leadership islamique.

Références

[1] – Nous entendons par les pays étudiés: la Bosnie-Herzégovine, la République tchèque, la Macédoine du Nord, la Pologne et la Serbie. Chacun d’eux constitue un paysage différent pour les communautés musulmanes et les organisations religieuses qui les représentent.

[2] – «Le terrorisme contemporain aux Balkans: une réelle menace pour la sécurité en Europe.» Journal des études militaires slaves. Numéro: 26 (sans date) pp: 203-218

[3] – Les noms mentionnés ci-dessus sont des personnalités bien connues parmi les Frères musulmans dans le monde arabe, et ils sont égyptiennes, libanaises et syriennes.

[4] – Voir «Le salafisme en Bosnie-Herzégovine». IEMed. Annuaire de la Méditerranée 2017, 2017 Ben Meir Alon.

[5] – L’ICBiH est la principale référence religieuse et autorité pour les musulmans en Bosnie-Herzégovine qui est la Communauté islamique de Bosnie-Herzégovine.

(6) – Abd al-Rahman Ayyash, «L’avenir turc des Frères musulmans en Égypte», 17 août 2020,  https://tcf.org/content/report/turkish-future-egypts-muslim-brotherhood/? d’accord = 1 .

[7] – Centre de la liberté de Stockholm. (2018, 7 février). Commentaire – Les projets islamiques extrémistes anvahissants d’Erdogan en Macédoine. https://stockholmcf.org/commentary-erdogans-creeping-radical-islamist-projects-in-macedonia/

(8) – Abd al-Rahman Ayyash, «L’avenir turc des Frères musulmans en Égypte», 17 août 2020,  https://tcf.org/content/report/turkish-future-egypts-muslim-brotherhood/? d’accord = 1 .

(9) – Lorenzo Vidino, «Le bras long d’Erdogan en Europe», 7 mai 2019:

https://foreignpolicy.com/2019/05/07/erdogans-long-arm-in-europe-germany-netherlands-milli-gorus-muslim-brotherhood-turkey-akp/

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