Macron… et la sécurité à long terme de l’Europe

فرنسا والاتحاد الأوروبي

Le président français Emmanuel Macron soulève toujours des vagues de controverse en Europe à travers des appels répétés pour renforcer les capacités de défense européennes à la lumière des changements géostratégiques majeurs dans le monde et du déclin du rôle américain et des doutes affectant le système d’alliance de défense occidental le plus important « OTAN ».

Après avoir précédemment critiqué le rôle de l’alliance occidentale, le décrivant comme une mort clinique, Macron est revenu vendredi pour appeler les Européens à développer « plus de capacités d’action » face aux turbulences mondiales, en participant pleinement aux prochaines négociations sur la maîtrise des armements et à un « dialogue stratégique » sur le rôle de la dissuasion nucléaire Les Français.

Macron a fait ces remarques dans un discours sur la stratégie de la France en matière de défense et de dissuasion nucléaire, prononcé devant des officiers et des attachés militaires français, en présence du ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Laudrian et le ministre des armées Florence Barley.

Macron a déclaré dans un discours prononcé par les agences de presse françaises, que les Européens ne pouvaient pas « se limiter au rôle de spectateurs » face à la course à l’armement « à laquelle leur continent pourrait devenir une scène.

Dans un examen des vicissitudes de l’après-guerre froide, Macron a vu que “la dernière décennie a été témoin d’un scepticisme généralisé dans les équilibres stratégiques, politiques, économiques, techniques, militaires et énergétiques, et réémerge aujourd’hui ce qui peut ébranler la paix acquis après de nombreuses tragédies sur notre continent.”

Cette heure d’attente, qui a duré une heure et quart, est une tradition imposée à tout président français en sa qualité de commandant des armées et au dogme de la dissuasion nucléaire, que la France considère comme le fondement de sa stratégie de défense et la plus grande garantie de son vital intérêts.

Examinant la gravité de la scène et l’intensité de la concurrence mondiale, Macron a déclaré que le monde “fait face à une concurrence globale entre les États-Unis et la Chine”, “une fragmentation accélérée du système juridique international” et la désintégration de l’ingénierie du contrôle des armements en Europe, tous sont des défis auxquels les Européens doivent répondre avec “une plus grande indépendance stratégique”

Le président français a ajouté que “la France est convaincue que la sécurité à long terme de l’Europe passe par une alliance forte avec les États-Unis” face à l’inquiétude de certains membres de l’Union européenne, notamment en Europe de l’Est, qui dépendent de l’OTAN pour leur Sécurité.

Mais il a également souligné que “notre sécurité passe aussi inévitablement par une plus grande capacité à se déplacer de manière indépendante vers les Européens”.

“Soyons clairs : s’il est possible (de parvenir) à des négociations et à un accord plus larges, alors nous le voulons”, a averti Macron. Il a souligné que “les Européens doivent être participants et signataires du nouveau traité car il s’agit de nos terres touchées”, touchées et menacées.

Les allusions de Macron à de nouvelles négociations sur les armements font suite au récent retrait de Washington du traité américano-russe de 1987 sur les armes nucléaires à moyenne portée.

L’Europe est de nouveau au cœur d’une éventuelle course aux armements.

Ce traité interdit les missiles d’une portée de 500 à 5500 km.

Washington menace également de ne pas renouveler le traité New Start sur les armes nucléaires stratégiques conclu en 2010 et expirant en 2021.


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