Rapport de « l’islamophobie » et « suppression de la culture » : persistance de la diffamation des opposants de l’islam politique

Une nouvelle fois, le « rapport sur l’islamophobie » publié par la fondation privée d’Erdogan pour la recherche politique, économique et sociale, Seta, est paru. L’Autrichien Fred Hafez, le partisan connu des Frères musulmans, en était comme d’habitude l’un des rédacteurs. C’est un chercheur suspect dont son employeur à l’Université de Salzbourg s’est distancié de lui après que Hafez a été impliqué dans l’enquête policière dans l’environnement de l’extrémisme.

Sur la couverture du rapport sur «l’Islamophobie » apparaît le président français Macron « Le visage de l’islamophobie en Europe ». Et cela exprime les valeurs et la nature scientifique des rédacteurs et des auteurs. Toutefois, il n’est pas encore clair si le « Rapport sur l’islamophobie » reçoit un soutien financier de la part de la Commission européenne. Si les éditeurs du livre continuent d’annoncer publiquement qu’ils font partie du financement officiel de l’UE, des recherches et des explications à Bruxelles indiquent que la Commission a arrêté toute forme de soutien financier depuis des années, notamment avec l’incitation du Parlement européen.

La Commission a également souligné qu’au cours des années précédentes, ni le soi-disant rapport ni le Seta qui le soutient n’avaient été financés. En fait, c’était un financement d’une ONG turque versé au ministère des Affaires étrangères à Ankara dans le cadre d’un projet de la société civile. Pour cela, la responsabilité du financement de Seta incombe directement au gouvernement d’Erdogan. En parallèle, les critiques des penchants islamistes et les demandes d’un débat plus fort sur l’islam politique sont de plus en plus attaquées. Et cette fois non pas par des universitaires payés par Erdogan, mais par des sections « Woke » (réveiller) parmi les Hipsters dans les centres urbains d’Europe.

Toujours dans le nouveau « Rapport sur l’islamophobie », tout communiqué contre l’exposition critique de l’islam ou les communautés musulmanes parallèles ou le voile obligatoire ou tout autre dépassement de l’islam politique sont considérés comme étant une attaque contre la religion elle-même et sont accusées de « l’islamophobie ».

Essentiellement, on doit se demander quel but en réalité de ces rapports diffamatoires, étant donné qu’ils ne peuvent pas être pour la paix et la cohésion sociale à la lumière de cette influence incendiaire, mais plutôt ils procurent une fausse impression que les musulmans sont discriminés, privés de leurs droits ou même persécutés dans toute l’Europe, et dans certains cas avec le soutien et l’approbation de l’État. Par conséquent, ce récit répandu s secoue la confiance de nombreux musulmans dans l’État de droit et crée ainsi un sentiment d’appartenance à une minorité opprimée. Et évidemment il n’y a rien de plus approprié à l’extrémisme parmi les musulmans que l’injustice perçue, même si elle existait uniquement dans l’imagination.

Le rapport rappelle également des incidents qui n’ont aucun rapport avec l’islamophobie, à l’instar d’un jeune musulman qui a été attaqué par deux hommes alors qu’il était en train de rentrer chez lui pour ne citer que cet exemple, mais il n’y a pas de slogan islamophobe ou autre indiquant que l’attaque contre un musulman était le motif. Donc on ne peut pas parler d’islamophobie. En revanche, il peut y avoir plusieurs incitations à de telles actions violentes, et tant qu’il n’y a pas d’indication explicite d’un motif islamophobe, il est trompeur d’une façon pernicieuse de classer les crimes de tous les jours dans la catégorie des « attaques islamophobes ».

Selon cette logique, tout acte de violence d’un immigré musulman contre un chrétien allemand peut être qualifié d’« antichrétien » de manière générale et imprécise, et si l’on applique ce critère aux actes de violence commis par des musulmans, on aura des nombres astronomiques. Encore une fois, les normes non scientifiques des rédacteurs ne laissent aucune place à une critique légitime de l’islam, car toute critique des communautés parallèles, de l’immigration de masse, de la criminalité des étrangers, de l’islamisme et même du djihadisme est exploitée en tant que preuve de la propagation l’islamophobie présumée. Les critiques, dont beaucoup sont de fervents musulmans, devraient simplement être stigmatisés et réduits au silence, afin qu’ils ne puissent plus infiltrer les sociétés musulmanes avec leurs arguments hérétiques.

La question du caractère scientifique, c’est-à-dire le doute et le fait de s’interroger autour de la thèse, à travers lesquels on peut exprimer une critique de l’islam, demeure ouverte. Il semble que le véritable objectif soit de faire taire toute critique, et ainsi de continuer à pousser l’islamisation sans aucune résistance. Si les définitions des auteurs avec les termes «islamophobie », « antimusulman » et « racisme antimusulman » dominent, cela criminalisera et paralysera toute analyse critique de l’islamisme.

Les attaques récentes des Hipsters semblent différentes, l’exemple le plus célèbre étant le cas de Klaus Kinzler, un scientifique d’origine allemande qui s’est installé en France il y a des décennies et enseigne à Sciences Po à Grenoble. Cela atteint désormais les hommes politiques de l’État en France, tandis que « l’élimination de la culture de la science » est devenue le maître-mot. Que se cache-t-il derrière cela ?

L’année dernière, Kinzler s’est disputé avec un autre professeur et des étudiants à propos d’un événement qui devait avoir lieu pendant une semaine de travail sur « l’égalité et l’anti-discrimination », intitulé « Racisme, antisémitisme et islamophobie ». Kinzler s’est opposé à l’inclusion de « l’islamophobie » dans le programme, arguant que l’islamophobie n’est pas au même niveau que l’antisémitisme et le racisme. Peu de temps après, d’autres universitaires ont publiquement exprimé leur contestation, tandis que des groupes d’étudiants ont pris position contre le professeur et son collègue qui le soutenait, sur les réseaux sociaux, en l’accusant de répandre la haine antimusulmane.

Les étudiants qui ont protesté contre le monde sont issus des cercles de la « gauche islamique », soit les gens ayant adopté le terme de discrimination raciste au point qu’il est absolument interdit de dire quoi que ce soit qui critique la religion de l’Islam. Donc maintenant, les combattants religieux conservateurs, qui rejettent les valeurs européennes et ont une définition de la science qui n’a pas pu attirer la majorité au Moyen Âge, serrent la main des enfants avec leur slogan « Woke ».

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