Suite à l’échec des négociations du barrage de la Renaissance, L’Égypte : Nous ferons le nécessaire pour protéger notre sécurité hydrique

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, s’est rendu dans la capitale soudanaise, Khartoum, en compagnie avec la délégation soudanaise en provenance de la République démocratique du Congo, et ce suite à l’échec des négociations tripartites sur la crise du Barrage de la Renaissance entre l’Égypte, le Soudan et l’Éthiopie. Il a affirmé que : «l’Égypte prendra ce qu’elle jugera nécessaire dans la prochaine période afin de protéger la sécurité nationale hydrique et pour empêcher de toucher à sa part de l’eau ».

Selon des médias sur des sources bien informées, Choukri envisage de s’entretenir avec la partie soudanaise à Khartoum, après l’échec des négociations en raison de la position inflexible de l’Éthiopie, et son refus de plusieurs propositions présentées par les deux côtés égyptien et soudanais durant les pourparlers.

Il est à indiquer que le ministère égyptien des Affaires étrangères a confirmé hier soir, mardi, que les négociations au Congo autour de la crise du barrage de la Renaissance avaient échoué.

Après les négociations, le ministre égyptien des Affaires étrangères a déclaré que : «toutes les différentes thèses abordées autour de la crise du barrage de la Renaissance ont toujours trouvé un refus de la part de la partie éthiopienne, qui est allée même à désavouer les procédures sur lesquelles ont été engagées les négociations dès le début ».

Il a de même ajouté que : « l’Egypte prendra ce qu’elle jugera approprié prochainement pour protéger la sécurité nationale hydrique et pour éviter à toucher la part de l’Égypte de l’eau.

Le ministre égyptien des Affaires étrangères a qualifié d’irresponsable le fait de parler unilatéralement d’un deuxième remplissage du barrage de la Renaissance ou l’exploitation du barrage, en insistant que : « le remplissage du barrage de la Renaissance d’une façon unilatérale signifie des évolutions dangereuses qui menacent la région, la paix et la sécurité internationale, et que l’Égypte et le Soudan ne permettront pas de subir aucun mal dans ce sens ».

De son côté, le ministère éthiopien des Affaires étrangères a accusé l’Égypte et le Soudan de «saper» le processus des négociations autour du barrage de la Renaissance, en confirmant son intention de remplir le barrage «selon le calendrier prévu».

Le ministère éthiopien des Affaires étrangères a indiqué dans un communiqué, publié mardi, qu’Addis-Abeba avait rejeté, lors des négociations, la proposition d’accorder aux observateurs d’Afrique du Sud, des États-Unis et de l’Union européenne le même statut dont bénéficie l’Union africaine dans ce dossier.

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