Un cessez-le-feu et un document commun… sont les principaux résultats du sommet de Moscou sur Idlib

بوتين وأردوغان

Un sommet commun au niveau des délégations entre le président turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue russe Vladimir Poutine s’est terminé jeudi soir.

La réunion au niveau des délégations fait suite à une réunion bilatérale entre les deux présidents au Kremlin qui a duré trois heures et dix minutes, tandis que les deux réunions ont duré 5 heures et 40 minutes.

La réunion d’Erdogan et Poutine visait à discuter du développement dans la province d’Idlib, dans le nord-est de la Syrie, à la suite de la dernière escalade dans la région, qui a abouti à la mort de 33 soldats turcs, qui ont été tués dans la quatrième zone de désescalade en raison d’une frappe aérienne par les forces du régime d’Assad.

Les deux dirigeants ont conclu un ensemble de résolutions pour apaiser les tensions à Idlib en Syrie ; y compris un cessez-le-feu qui débutera à minuit et l’établissement d’un couloir sûr dans la région.

Erdogan a annoncé parvenir à un document commun sur les résolutions convenues par les deux parties sur Idlib.

Le président russe a affirmé sa conviction que le rythme de la lutte contre le terrorisme ne sera pas réduit et que la souveraineté de la Syrie sera préservée.

Pendant ce temps, le président turc a réaffirmé que le principal responsable de la tension à Idlib est le régime syrien, confirmant que la coopération entre la Russie et la Turquie est « sans précédent et nous travaillerons à la renforcer ».

Erdogan a annoncé qu’il était d’accord avec Poutine qu’un cessez-le-feu commencerait à minuit et à l’aube de vendredi.

De son côté, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a souligné que les deux pays étaient convenus d’établir un couloir sûr à Idlib.

Au début de sa rencontre avec son homologue turc, le président russe a indiqué que la situation à Idlib s’était intensifiée à un degré qui nécessitait des consultations directes entre les deux dirigeants, soulignant la nécessité de mettre fin à la tension et de travailler pour éviter qu’elle ne se reproduise à l’avenir.

En tuant les soldats turcs en Syrie, Poutine a déclaré que la perte de personnes a toujours été une grande tragédie, expliquant que les forces russes et syriennes n’étaient pas au courant de l’emplacement des soldats turcs, et que l’armée syrienne a également subi de grandes pertes pendant cette période.

« Il est nécessaire de discuter de la situation actuelle et de travailler à sa prévention à l’avenir, afin de ne pas affecter les relations russo-turques que nous apprécions beaucoup », a ajouté M. Poutine.

« Sur votre demande, nous sommes prêts à discuter en face à face, et les responsables des deux gouvernements nous rejoindront plus tard », a déclaré Poutine à son invité.

Erdogan a évoqué les relations solides entre la Turquie et la Russie, réitérant que travailler au développement de ces relations est une question importante.

« Nos relations sont maintenant à leur apogée, et cela s’applique aux industries de défense et aux relations commerciales. Nous pensons que la tâche principale est de développer ces relations, et je pense que nous le pouvons », a déclaré Erdogan.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a visité, jeudi 5 mars 2020, la capitale russe Moscou pour rencontrer son homologue russe Vladimir Poutine et discuter des relations bilatérales en plus des derniers développements dans la province syrienne d’Idlib.

Au cours de la visite, un groupe de hauts responsables turcs a accompagné le président turc, dont les plus éminents sont le ministre turc de la Défense, le général Hulusi Akar, le ministre des Finances Berat Albayrak, le chef des renseignements généraux Hakan Vidan et le ministre des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu.

Toute publication et rédaction sont conservées dans Centre de recherche et d’étude Mena