Un conflit se déclenche au sein des Frères musulmans en Turquie et des dirigeants quittent le navire

Des sources bien informées ont révélé qu’il y avait de profonds différends au sein des dirigeants des Frères musulmans égyptiens résidents en Turquie, en indiquant que les différends se sont intensifiés après que certains dirigeants se sont engagés à abandonner complètement le travail politique, si on leur permettra de rester en Turquie.

Les sources ont également expliqué qu’un certain nombre des dirigeants des Frères musulmans ont renouvelé leurs demandes de résidence en Turquie, accompagnées de certificats prouvant leur retraite de la vie politique, en soulignant que certains d’entre eux avaient effectivement présenté leur démission des Frères musulmans et avaient cessé de payer leurs contributions aux fonds financiers de ces derniers, selon Al-Arabiya TV.

Il est à rappeler que les autorités sécuritaires turques avaient pris la décision de restreindre les mouvements des dirigeants des Frères musulmans il y a des mois, en parallèle avec le lancement des pourparlers pour normaliser les relations avec l’Égypte. De plus, elles ont arrêté l’activité d’un ensemble de professionnels des médias égyptiens soutenant les Frères musulmans, dont le journaliste « Moataz Matar » et l’homme de médias, «Mohamed Nasser».

Dans le même contexte, les sources ont supposé que les dirigeants démissionnaires des Frères musulmans devraient travailler dans les domaines financier et économique loin de toute activité politique en Turquie, en soulignant que le gouvernement turc a proposé des privilèges économiques et d’investissement à un certain nombre d’hommes d’affaires en contrepartie ils devront geler toute activité politique.

Il est à souligner que le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, a qualifié la décision de la Turquie d’interdire les activités médiatiques des Frères musulmans d’un «pas positif» conforme aux règles du droit international et aux relations normales entre les pays fondées sur la non-ingérence dans les affaires intérieures, en ajoutant que le fait de continuer avec ces politiques signifie «la normalisation des relations » entre les deux pays et de parvenir à un cadre meilleur.

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