Un ministre yéménite : l’Iran interdit aux Houthis de négocier avec le gouvernement avant de contrôler Marib

Le ministre des Affaires étrangères du Yémen, « Ahmed Awad Ben Moubarak » a révélé les conditions imposées par l’Iran aux Houthis avant de leur autoriser l’entrée dans des négociations avec le gouvernement légitime, en indiquant que Téhéran avait donné des ordres stricts aux milices de ne pas opter pour aucune solution ou pour des négociations avant d’achever l’opération de contrôle de la ville de Marib.

Il est à rappeler qu’en février dernier, les milices Houthi ont mené une campagne militaire à grande échelle dans le but de contrôler Marib, mais elle n’a pas pu atteindre les objectifs voulus même après 8 mois écoulés depuis le lancement de la campagne.

Dans le même contexte, « Ben Moubarak » a accusé les Houthis de prendre des positions intransigeantes concernant les initiatives de paix proposées pour résoudre la crise yéménite, en ajoutant que l’escalade des Houthis à Shabwah, Abyan, Ad Dali’ et Marib est intervenue malgré tous les efforts et appels à instaurer la paix et le travail fait pour parvenir à un cessez-le-feu au Yémen, selon ce qui a été rapporté par la télévision Al Arabiya.

Ben Moubarak a ajouté dans un message adressé aux milices des Houthis : « Marib est plus loin que le soleil. Les Houthis ont violé les droits de l’Homme à tous les niveaux. Les Houthis ont trainé les Nations Unies dans des négociations absurdes », en appelant le nouvel envoyé de l’ONU à examiner la crise de près et de traiter avec elle avec réalisme.

Le ministre yéménite a également insisté sur la nécessité d’appliquer totalement l’accord de Riyad, qui est susceptible de faire face aux Houthis et leurs attaques, en affirmant la nécessité pour le nouvel envoyé de l’ONU de ne pas repartir de zéro.

Ben Moubarak a appelé la communauté internationale à examiner la crise d’un point de vue humanitaire, politique, économique et militaire, notamment en prenant en considération le blocage par les Houthis du travail des organisations de secours, en précisant que : « 80 % du peuple yéménite ont un besoin urgent d’un soutien direct et des activités de secours ».

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