Une séance d’audition au parlement tunisien … et Mechichi en tournée arabe en quête de financement

Il est prévu qu’aujourd’hui, lundi, le parlement tunisien tiendra une séance d’audition de six ministres du gouvernement de Hichem Mechichi.

La page du Parlement sur le réseau social «Facebook» a publié un communiqué hier, dimanche, indiquant : «L’Assemblée des représentants du peuple tiendra une séance plénière aujourd’hui, lundi, pour qu’un certain nombre de députés adressent des questions orales à 6 ministre du gouvernement».

Il a ajouté : « Les ministres qui seront auditionnés sont celui des Affaires étrangères et des Tunisiens de l’étranger, le ministre par intérim des Affaires locales et de l’Environnement, le ministre du Tourisme, le ministre par intérim des Affaires culturelles, le ministre des Affaires religieuses, le ministre par intérim des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières et le ministre de l’Équipement, de l’Habitat et de l’Infrastructure ».

Sur un autre plan, le chef du gouvernement tunisien Hicham Mechichi a intensifié ses mouvements à l’étranger ces derniers jours en quête d’un soutien économique qui sortirait le pays de sa crise croissante.

Mechichi effectue une visite de trois jours au Qatar depuis vendredi soir, précédée d’une visite en Libye voisine où il a conclu un certain nombre d’accords économiques.

 La visite de Mechichi au Qatar intervient alors que la Tunisie recherche à trouver des financements et des prêts pour l’aider à faire face à la crise économique actuelle. Les autorités n’ont annoncé la visite qu’après l’arrivée du chef du gouvernement et de la délégation qui l’accompagne à Doha, et que l’agence de presse du Qatar a diffusé l’information de la visite.

Au cours des dernières années, la Tunisie a eu recours à l’emprunt, qui a accumulé la dette publique qui a franchi les lignes rouges et cela a fait que tous ses mouvements actuels et futurs seront tributaires des concessions qu’elle pourra faire pour avoir de nouveaux soutiens, d’autant plus qu’elle souffre, comme d’autres pays sous-développés, de la réticence des investisseurs à investir dans ces pays en raison de leur incapacité de résister face aux crises, particulièrement avec les répercussions de Coronavirus.

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